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Underground : entre Anticipation et Réalité

Enquête et Restructuration (14)

10 Décembre 2015 , Rédigé par Julien L. Dent Publié dans #nouvelle

13) Lisbonne mai 2025

Griffith foule le sol du tarmac de l'aéroport de Lisbonne suivi de ses hommes et de leur équipement, un agent de l'entreprise les attend prêt de deux suv. « bon vol ? » s'enquit l'agent « ou est Crenshaw ? » « euh … sous surveillance à son domicile, trois agents s'en chargent, ceux chargés de sa surveillance au moment des faits sont en détention au siège local de la Compagnie » « bien, les agents d'abord, puis Crenshaw » « bien Monsieur » répond l'agent. Une fois à bord des suv, Griffith récapitule mentalement son planning de mission : faire parler les agents chargé de surveiller Crenshaw lors de ses déplacements, ceux qui n'ont put empêcher le piratage des données de Salisbury puis s'occuper de leur cas, ensuite Crenshaw à éliminer, et ensuite … ensuite happyfrog et l'Underground ! Le siège local de la Compagnie se situe dans le nouveau quartier des affaires du centre de Lisbonne. Hors de portée de la rue, dressé sur ses énormes pilier antigravité, un rampe d'accès fermée par un checkpoint des gardes républicains empêche les gêneurs de monter importuner les gens importants, ces corporate occupés à faire du fric, beaucoup de fric, sur cette immense plate-forme totalement urbanisée. Griffith se moque de ses états d'âme, il n'est préoccupé que par sa mission et son petit « projet » personnel, la Compagnie lui permet enfin de pouvoir approcher l'Underground d'assez prêt (il l'espère) … mais d'abord les incompétents. Le siège est situé en retrait de la place centrale néo-bauhaus, l'immeuble est peu élevé en comparaison avec ses voisins, mais le sigle de la Compagnie est assez visible pour ne pas noyer le bâtiment parmi les autres. Le hall est un modèle de propreté et de clarté, les vidéos de présentation des projets de la Compagnie sont diffusées en boucle avec la fille de Peter Weyland qui vante telle ou telle carrière « La-Haut », un peu de blabla pense Griffith qui a dut voir ces vidéos une bonne centaine de fois en poirotant dans les couloirs de la Compagnie. Là ils sont pris en charge par un corporate plus massif, la trentaine, coupe en brosse, une bague d'une obscure académie militaire européenne à l'annulaire « Barsam Agopian, nouveau chef de la sécurité » « votre prédécesseur ? » « redéployé, Monsieur » « briefez-moi ! » « par ici Monsieur », une volée de marche vers le sous-sol du siège, des bureaux sobres, de nombreux écrans de contrôle, une salle de conférence, Griffith fait signe à ses hommes de déballer leur équipement et de se préparer. « alors ? » « nous avons les quatre hommes chargés de surveiller Crenshaw en détention à cet étage, voici les images en temps réel » agopian effleure la table de conférence, un écran apparaît, divisé en quatre on y voit les agents installés dans des salle identiques, nues sans fioriture hors une grande table et quelques chaises, ils sont questionnées par un duo d'agent. Trois des quatre hommes ont l'air épuisé tant physiquement que psychologiquement, le dernier, un type à la peau grise à l'air en forme et ne déserre pas la mâchoire, il est menotté à la chaise contrairement aux trois autres. « le chef d'équipe résiste à ses interrogateurs depuis les faits, la police locale l'a brièvement arrêté pour trouble à l'ordre public, mais nous l'a remis après que son identité fut confirmée, les locaux nous ont fait comprendre qu'à l'avenir il faudrait être plus discret si … » « les autres ? » « et bien ils ont raconté tous à peu prêt la même histoire : ils surveilliez Crenshaw dans son bar à hôtesse favori, quand celui-ci est monté avec une prostituée, chose que Crenshaw faisait souvent, là peu après les enregistrements montre que Crenshaw a été agressé et son cerveau piraté, les agents se sont précipités dans l'établissement et pris en chasse la suspecte, un des agent est resté sur place pour sécuriser la zone en attente des renforts et des secours, la cible a été perdu cinq minutes après le début de la poursuite » « pour les trois agents … » « oui » répond Agopian sans aucune once d'émotion dans la voix, Griffith aime bien ce genre de type, froid, efficace, un peu tout son contraire en fait « faites une demande redéploiement, le siège central a besoin de renfort » « ce sera fait Monsieur » « je vais parler au dernier » « vous voulez être secondé ? » « non ça ira, merci Chef Agopian ». Agopian sort s'occuper des demandes de Griffith, celui-ci observe ses hommes s'équiper, se préparer, lui se prépare mentalement, il récupère son matériel pour ce genre de tache : pistolet tranquillisant, anesthésiant, une forte dose pour le prisonnier et une plus légère pour lui, « ça devrai aller... » se dit Griffith à lui-même « les gars je vais plonger dans le prisonnier, ça devrai prendre une heure ou deux, pendant ce temps, allez chez Crenshaw et prenez la suite des agents d'ici, et attendez moi pour la suite » « à vos ordres Chef ! ». ses hommes sortent, puis lui aussi sort, son pistolet tranquillisant à la main, Agopian l'attend et le conduit à la salle interrogatoire du prisonnier, le duo d’interrogateur sort et fait un signe de tête à Agopian, Griffith entre à son tour, le visage gris impassible du prisonnier lui fait face, « dur à cuire ? » lance Griffith en levant son pistolet, le prisonnier tente de bouger sur le côté mais la fléchette le heurte au niveau du coup, ses yeux s’écarquille puis se ferme doucement, Griffith entre et ferme la porte, il s'assoit par terre contre le mur « bonne nuit Griff » se dit-il avant de se tirer dans la gorge avec son pistolet et de glisser sur le sol de la salle …

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