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Underground : entre Anticipation et Réalité

Lucius, Job et le métro (2)

4 Mars 2015 , Rédigé par Julien L. Dent Publié dans #nouvelle

2) Berlin, mai 2025

Lucius se réveille, gueule de bois physique et morale, par la fenêtre la pluie tombe en crachin sur Berlin, ses sens lui disent que la femme d’à côté se prends sa volée du matin par son nuitard de mari, ça ne le concerne ni ne le regarde, il s'en fout à vrai dire. Héléna devrai arriver dans la soirée, enfin une bonne nouvelle, une qui réussi à choper des informations sur « Salisbury » encore un projet secret d'une obscure grosse boite spécialisée dans le spatial. Il descend à la réception de son hôtel miteux passe devant le concierge robot « Bonne matinée Mr Wulf, n'oubliez pas de payer votre loyer vous avez ... » Lucius est déjà dehors, cet automate lui file des boutons comme toute cette merde technologique, les flèches d'aciers et de verres montent vers le ciel gris et se perdent dans les premières nappes de pluies, « ça pourrait être beau ... sans les immeubles » se dit-il en souriant. La surveillance est en place comme d'habitude, trente mètres derrières dans la berline BMW dernier modèle à plaque gouvernementale, ils ne font même pas l’effort de se cacher vraiment, quelle bande de nazes. Lucius se prend son café rapide à l'automate du coin de la rue et s'engouffre dans le métro, là l'un des costard descend et le suit à pied, « comme d'hab » se dit Lucius. Prêt du quai il a un peu d'avance sur le type et en profite pour se faufiler vers le tunnel de service qui longe la voie, il a neutralisé la serrure et la caméra depuis trois jours, et attendait l'appel d'Héléna, là il faut bouger et aller Le voir...

le tunnel est mal éclairé et sens le moisi, au loin Lucius entend les rames de métros et des machines tourner, ronronner dans le ventre de la bête, un vague relent de poudre comme si les bunkers vivaient toujours quelque part. Il enfile couloirs, coursives, échelles, mais tout à coup ses sens lui disent qu'il n'est pas seul, devant deux personnes, dix mètres environ après un coude, aucun moyen de faire machine arrière ce serait trop long. Le temps de réfléchir, l'un des ouvrier du métro passe l'angle et voit une silhouette, il n'a pas le temps d'ouvrir la bouche qu'il a déjà perdu le contrôle de son corps et impuissant se voit se retourner et aller vers son collègue de travail, « Helmut passe moi le masque pour le chalumeau, j'ai presque fini de réparer, mais il faut souder la plaque, tu avait raison .... Helmut ? » Helmut empoigne son collègue les yeux pleins de larmes et lui fracasse le crâne contre un boîtier électrique proche, après quelques coup le corps de son ami est inerte à ses pieds, là Helmut reprend le contrôle de son corps mais sans avoir eut le temps de crier commence à étouffer et une vive douleur l'étreint à la gorge, Lucius serre et Helmut meurt. Lucius enjambe les deux corps, après les avoir brièvement palper, « une carte magnétique d'employé du métro sera utile » dit Lucius à voix haute, « pourquoi avoir fait ça Lucius ? Tu te rends compte du bordel que tu sèmes ? » « Ta gueule, pas maintenant, c'est pas le moment » « mais Lucius, choupinet, tu sais très bien ce qu'il arrive quand tu fais ça ? » « je sais mais il le fallait, maintenant dégage, j'ai pas le temps » « à non choupinet je suis là je reste un peu », sans s'en rendre compte Lucius est sur le quai du métro et plusieurs personnes commencent à le regarder bizarrement, vite il remonte à l'extérieur et se retrouve prêt de la limite des deux berlins, un haut lieu résidentiel maintenant, assez proche des nouveaux locaux du gouvernement fédéral, un secteur chic et cher, « merde, en avant pour vidéo gag », vidéo gag, son surnom pour les coins comme ça, truffé de caméras et de capteurs pour rendre la ville « intelligente », tu parle pour te fliquer et permettre à ceux qui observent de bien se marrer, mais bon il est pas trop loin de son rencard donc on passe en douceur et tou ira bien, « si Job veut bien ne pas nous faire remarquer bien sûr » « voyons choupinet je suis l'attraction centrale de ton numéro quel qu'il soit ! » « putain Job, ta gueule! »

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