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Underground : entre Anticipation et Réalité

La nasse était posée quand soudain ... (8)

25 Mars 2015 , Rédigé par Julien L. Dent Publié dans #nouvelle

8) Berlin mai 2025

l'officier Breitwig fort de ses 2m était mécontent, très mécontent, non pas que l'opération ne donna rien en mal ou en bien mais que ses instructions furent ignorées. Il avait prévenu de la présence supposée d'un « détecteur » parmi les cibles et que sa portée pouvait aller jusqu'à quinze voir vingt mètres. Et voilà que ces deux idiots se cachent derrière la voiture à simplement cinq mètre de la porte … la cible a fui, elle est blessé mais toujours en fuite ! « bande d'incapables ! Même pas foutus d'écouter des consignes simples ! Ou vous avez appris à opérer sur le terrain ! » « sale monstre » murmure l'un des hommes encagoulé « quoi ? J'ai bien entendu ? » un choc sourd et l'homme se tord de douleur au sol en gémissant « le prochain ne rentrera pas chez lui ce soir ! C'est compris ! Bande de larves d'humains ! » « oui chef » mollement éructé par le reste de la troupe, plus humiliés que réellement effrayés. « Officier Breitwig ! Un appel pour vous ! » « merci sergent ! » « allô ? … Breitwig au rapport ! Les cibles se sont échappées Madame ! Nous ratissons le métro pour le moment et avons lancé un avis de recherche général pour celui dont nous avons la photo. L'autre a put s'enfuir, nous n'avons put l'identifier, si c'était Lui ou … oui Madame ! … Bien Madame ! … A vos ordres Madame ! » « bon Dieu ! Manqué plus que ça, je me tape un observateur extérieur » rumine Breitwig. « Officier ? » une voix claire, légère mais masculine « oui ! » « Henri Morgan, Sous-Lieutenant d'active du NVF » jeune, 1m80, athlétique, le regard pas encore trop marqué par le boxon « présent au rapport en qualité d'observateur » « bienvenue Sous-Lieutenant ! Je vais vous briefer suivez-moi ». Breitwig explique pendant quelques minutes à Morgan la situation : un tuyau anonyme transmis par un poste de « gardes de la Paix » du centre-ville indiquait qu'une réunion de l'Underground se tiendrait aujourd'hui dans le bâtiment juste derrière, qu'il y aurait deux ou trois personnes, toutes boostées et peut être le fameux Lord Mu, l'un des leader européens du mouvement, le tuyau a été transmis sous la forme d'une carte de visite virtuelle vierge donnant les informations à la première personne la saisissant, le chef de poste du matin l'a eut lors de son arrivée, le tuyau était signé J. . « intéressant … Mu était ici ? » « nous n'avons put le déterminer, mais nous avons ceci » Breitwig lui montre la photo « je vois, il s'appelle Lucius ou en tout cas c'est un de ses noms de guerre, je l'ai croisé à plusieurs reprises, c'est un ancien d'AMI, je sais que c'est un contrôleur » « merci pour ces détails, autre chose qui pourrait nous permettre de le trouver, son resto préféré peut être ? » « ne vous méprenez pas Officier, je suis la pour vous aider et pas pour tirer partie de la situation au profit du NVF ! » on verra se dit Breitwig « bon maintenant que c'est clair allons choper ce salopard d'amerlocke ! » « bien dit Officier ! ». une explosion vient les souffler au sol, la poussière envahi l'air, plusieurs débris de verres, d'acier et de béton cellulaire jonchent le sol au alentour, le bâtiment siège de la réunion secrète est partiellement effondré sur son arrière, des sirènes au loin se rapprochent, Breitwig se relève, des cloches sonnent à ses oreilles, l'un de ses hommes couvert de débris de verre lui crie quelque chose, Morgan se retourne en râlant, l'immeuble était en cours d'évacuation ! Plusieurs morceaux de corps commence à apparaître alors que la poussière monte dans le ciel, à première vue que des Gardes de la Paix, une vision vient se loger dans l'esprit de Breitwig, l'Hôtel Impérial en Arménie lors de sa destruction … Breitwig y était, ils se sont fait cueillir juste après l'explosion alors que tous reprenaient leur esprit ! Vite il faut dégager ! Trouver un coin à l'abri ! Une cache sûre ! Breitwig commence à courir, il bouscule quelques civils et secouristes sur son passage, il court et court et court puis stoppe net, reprend son souffle et ses esprits, il est devant la porte de Brandebourg, plaqué contre un muret en pierre, sous le regard amusé des badauds et des touristes.

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